Retour sur les Labos

...En 2009-2010  :
L’année passée, les labo’s s’étaient subdivisés en trois projets (le labo lit’oral, le labo recherche, le labo contobjets)

Le Labo lit’oral :
Les conteurs étaient invités à travailler trois jours par mois à la Maison du Conte avec, sur la saison 2009-2010, Abbi Patrix et deux artistes invités :

  • le chanteur Haïm Isaacs pour expérimenter la musicalité de la voix au service du métier de conteur
  • le conteur Didier Kowarsky pour explorer les notions de présence, de présent et d’improvisation.

Une 3eme journée était proposée aux Laborantins pour un travail collectif, en autonomie ou accompagné par les intervenants de leur choix. Une journée pour enquêter sur le « fait divers » et pour imaginer, avec l’équipe de La Maison du Conte, des interventions, des apparitions, des actions sur le territoire.
Participants : Guillaume Alix, Laetitia Bloud, Julie Boitte, Thierno Diallo, Christian Duval, Frédéric Duvaud, Mathieu Epp, Nathalie Loizeau, Hélène Palardy, Fred Pougeard, Nidal Qannari, Bibata Roamba.
> Pour télécharger le dépliant de présentation du Labo 2007-2008
> Pour télécharger le dépliant de présentation du Labo 2008-2009

Le Labo recherche :
Abbi Patrix, Florence Desnouveaux, Christian Tardif, Marien Tillet, Valérie Briffod se sont retrouvés deux à trois jours par mois pour « mettre en collectif » réflexion et pratique autour d’un projet individuel.

Le labo contes et objets « Les Grands Classiques à Domicile »
Olivier Letellier , Valérie Briffod, Matthieu Epp et Nidal Qannari ont travaillé deux à trois semaines sur la pratique du conteur au travers de l’objet. Ils poursuivent également leurs recherches cette saison encore.

Sur l’année 2010-2011 :
Les conteurs des labo’s interviennent et partagent leurs expériences dans plusieurs projets menés avec des structures partenaires. Les conteurs mettent en commun leurs pratiques et leurs interrogations pour mener à bien des projets à l’attention de tous les publics et de toutes les populations.
Retrouvez ces aventures artistiques singulières au fil des pages : projet petite enfance (Véli-Vélo à Fontainebleau) ; projet collectage (Impressions à Saint-Fargeau-Ponthierry) ; interventions en milieu carcéral, Conteurs Dans La Classe ; transmission aux amateurs...

Témoignages des laborantins

Delphine Noly


"Le métier de conteur est bien souvent une route en solitaire... De plus, c’est une pratique artistique qui se cherche encore... Le Labo m’apporte ce précieux espace de recherche où l’expérience est au coeur du processus. C’est un moment partagé qui me permet d’essayer sans souci de résultat, de prendre conscience “d’où ça coince”, d’oser aller dans des zones où je ne serais pas allée seule, et par conséquent de me découvrir et d’apprendre en co-naissance avec les autres...
Abbi nous accompagne avec bienveillance, sans jugement, ni “ leçon ” mais toujours dans un souci de questionnement par rapport aux enjeux de l’acte de raconter. C’est précieux pour moi pour savoir où j’en suis aujourd’hui, pour pouvoir évoluer et grandir à mon rythme et sur la route qui m’est propre en ayant des repères et des compagnons..."

Olivier Letellier


« Je viens du théâtre, j’étais habitué à travailler en troupe. Quand je me suis intéressé au conte, j’ai rencontré de très belles personnes, mais assez isolées. Alors quand le Labo s’est monté, j’ai fonçé.
J’y ai enfin trouvé une équipe, un collectif de voix singulières. Chacun se bouscule et ça me fait avancer. On se donne envie de chercher, de raconter différemment. Les expérimentations dynamisent mon travail, me donnent envie de découvrir à chaque fois des univers, des histoires.Comment partager la parole, mettre plusieurs voix au service d’un même récit. C’est pas toujours évident de confronter ses désirs, on a tous de fortes personnalités, pas les même recherches, on n’est pas d’accord, on s’agace, mais c’est surement nos différences qui sont la richesse.
Avant je contais peu, je ne savais pas trop comment mêler mes envies théâtrales aux réalités du conte, les formes au fond. Au Labo, j’ai expérimenté, on a testé, des chemins se sont ouverts et continuent de s’ouvrir. Je n’étais pas conteur. Aujourd’hui je ne le suis peut-être toujours pas, mais quand même, je raconte. »

Florence Desnouveaux


« Globalement je verrai une plus grande respiration dans ma façon d’exercer mon métier. Je ressens une plus grande aisance dans mon corps, ma parole et ma présence en représentation. Comme si la pratique d’exercices, de jeux au sein d’un groupe de conteurs avait permis un lâcher-prise et étendu mon domaine d’expression.
J’ai surtout la sensation d’avoir affiné ma perception des enjeux de mon métier : j’ose aller plus loin certainement. A travailler au sein d’un groupe de conteurs il y a comme une reconnaissance de ma pratique. Cela me permet d’aller plus vers ce que je ressens et moins vers le désir des autres.
Enfin, les échanges avec des artistes éclairent indéniablement mes tentatives et m’encouragent à me positionner dans une démarche particulière.
Les jardins merveilleux ont joué un rôle important pour moi en tant que catalyseur, dans la mesure où le groupe s’est ouvert aux spectateurs, j’ai pu faire le lien entre la recherche menée tout au long de l’année et l’expression de mon métier de conteuse, telle que je la pratique habituellement. »