Impressions à St-Fargeau-Ponthierry (77)

Pépito Matéo et 5 conteurs du Labo de La Maison du Conte : Guillaume Alix, Laetitia Bloud, Matthieu Epp, Nathalie Loizeau, Fred Pougeard.
En résidence de juin 2009 à juin 2011.


Pepito Matéo et cinq conteurs du Labo prennent le large, descendent la Seine et la 7, en partance de Chevilly-Larue.
Direction Saint-Fargeau-Ponthierry en Seine-et-Marne, une ville dont l’histoire est liée à celle de son usine. L’usine de papiers peints Leroy implantée au début du XXème, a détenu une machine (toujours) unique au monde qui imprime en 26 couleurs. La fermeture de l’entreprise familiale en 1982 a bouleversé la vie de la ville.
Aujourd’hui, c’est autour de cette mémoire ouvrière, de ce patrimoine industriel, et dans la perspective de la réhabilitation de l’usine en Centre culturel pluridisciplinaire que le projet Impressions est né.

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La Ville a également invité La Cie des Rémouleurs, ainsi qu’une équipe de chercheurs et d’historiens à participer à ce travail de collectage et de réhabilitation et ce afin de constituer un fond d’archives orales.

Rendez-vous impressions

  • Ateliers de sensibilisation au conte - inscription au 09 50 56 85 60 (centre culturel de Saint-Fargeau-Ponthierry)
  • Semaine conte du 12 au 16 octobre - Contes à domicile, ateliers en classe, spectacle pour les tout-petits
  • Porte ouverte Impressions à Saint-Fargeau-Ponthierry 23 janvier à 16h
  • Dernier Rappel de Pépito Matéo
  • Chantier Impressions à La Maison du Conte - lundi 23 mai à 20h30 - Entrée libre sur résa au 01 49 08 50 85
  • Impressions finales - Nouveau centre culturel 26 couleurs à Saint-Fargeau-Ponthierry - 27 juin

« Dans "Impressions", l’idée de collectage n’est pas de retranscrire "la réalité" à la manière d’un historien ou d’un sociologue pour en faire étude, mais de se servir d’un matériau, partant du vécu sensible des gens, pour le mettre dans une écriture et une forme artistique.
Ici, « l’impression » fonctionne comme pour le papier peint car il s’agit de recueillir des paroles, des récits, des histoires, des documents, des événements, des personnages. Comme pour imprimer des motifs, comme pour croiser les couleurs du ressenti des personnes et l’imaginaire des artistes. Cette première captation va s’imprégner de ce qui sera dit mais également des noms, des gestes observés, des intonations, des attitudes, des sensations, et de tout ce qui fera écho pour nous. Nous sommes conteurs, c’est-à-dire que nous travaillons une parole sensible, ajustée à notre langue, en adéquation avec nos images.
Petit à petit, la narration va aussi s’inspirer de nos souvenirs, nous renvoyer à des lectures, faire résonances avec des histoires, contes, légendes, mythes, etc... Ainsi nous avons rendez-vous avec ce qui nous « parle ». Nous allons enclencher des récits individuels et collectifs. Ce travail est long.
Il faut, tel le plasticien recyclant des matières, forger des histoires sans nier leur relation au réel et à l’historique, mais en leur faisant gagner leur universalité par le filtre de l’écriture, du collage, de la transposition, de l’extrapolation, du détournement, pour emprunter la fiction et devenir spectacle à part entière : c’est-à-dire une parole physique et mise en lumière. (…)

Ce qui m’intéresse dans ce projet de Saint-Fargeau, c’est de faire un bout de chemin avec plusieurs conteurs du Labo de La Maison du Conte, pour mener un travail de collectage en groupe. Il correspond à un échange. D’une part, en leur donnant l’occasion d’une expérience de ce type, ils peuvent se confronter à la création d’une narration collective en partant du terrain ; d’autre part, je bénéficie de leur présence pour bouger ma manière de faire et me servir de leur regard pour ouvrir de nouvelles pistes de travail. Comment partager une histoire à six ? Trouver des formes scéniques à plusieurs ? Expérimenter le théâtrerécit ? L’idée, ici, est de s’emparer de la mémoire à partir de la parole (ouvrière et des gens ayant connu l’usine), de témoignages, d’observations et des rêves de chacun pour élaborer une fiction en forme de saga imaginaire où se mêleront l’image, le son et les histoires.”
Pépito Matéo

En partenariat avec la Ville de Saint-Fargeau-Ponthierry et le Conseil Général de Seine-et-Marne